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  • Qui suis-je ?

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    Fuji X-T3 ISO/400 1/800sec. f/400mm F/5 DxO, contre-jour.

    Au Parc naturel des Aiguamolls le doute s’installe. Quel est vraiment cet oiseau ? Une aigrette garzette ou la grande aigrette ? Son bec n’est pas totalement noir, la balance penche pour une grande aigrette. Pourtant, on devine les pieds jaunes qui évoquent la garzette. Au secours !

    L’explication est biologique ( encore une fois ! ): en automne, les doigts de la grande aigrette peuvent varier de couleur, sans compter la vase, qui peut créer l’illusion. J’aimerais quand même avoir l’avis d’un ornithologue, car identifier une espèce demande un regard exercé et de l’expérience sur le terrain.

    Malgré le doute qui demeure, j’aime beaucoup sa tête légèrement penchée et son regard presque interrogateur. Peut-être se demande t-elle, en véritable penseur des marais. :  » Qui suis-je ? « 

  • Les sœurs Prozorov *

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    Fuji X-T3 ISO/160 1/800 sec. f/450mm F/4, traitement DxO Photo Lab, à contre-jour.

    Les aigrettes garzettes, toujours aussi élégantes dans leur robe de plumes blanches, s’avancent avec légèreté . Celles-ci ont été photographiées au Parc naturel des Aiguamolls de l’Empordà (aiguamolls signifiant «marais» en catalan).

    Si elles vous offrent un jolie profil, c’est qu’en fait, elles se placent dans l’alignement du vent, ce qui laisse leur plumage parfaitement lisse. Ainsi, elles sont prêtes à s’envoler instantanément. Elles ont aussi une vision latérale, donc au moindre mouvement de tête de l’une, les autres suivent.

    Elles me rappellent les trois sœurs de Tchekhov regardant l’horizon, rêveuses. Là s’arrête la ressemblance, car ici, ni nostalgie, ni perte d’illusion : juste l’instinct de poursuivre ce long voyage vers l’Afrique.

    *Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov.

  • « La Tet passa * »

    Lumix-TZ100 ISO/125 1/1000 sec. f/55mm F/6.3

    Une fine bande de sable sépare la Têt de la Méditerranée comme un trait d’union entre Ste-Marie-la-mer et Canet en Roussillon. Ici s’achève la Têt, ce fleuve fringant qui prend naissance dans le massif du Carlit, dans les Pyrénées-Orientales. Il sillonne à travers le Pays Catalan sur près de 116 km.

    Si l’endroit paraît calme sur cette photo, il subit pourtant de plein fouet les assauts de la tramontane et des coups de mer brutaux provoqués par les vents de sud-est.

    Comment, alors vous faire ressentir toute l’histoire qui chemine à travers ces eaux ? Les siècles de guerres et de labeurs des hommes qui ont peuplé ses berges, le souvenir des neiges fondues du Carlit, les pierres usées des citadelles, de ces bancs de galets jusqu’au parfum des vergers de la plaine – tout cela vient doucement mourir sur la plage du lido pour se mêler aux eaux de la mer, dans un murmure calme et éternel.

    * »La Têt passe » … tiré d’une chanson de Jordi Barre « Canta Perpinyà »

  • La Pinède à Ste-Marie

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    DMC-TZ100 ISO/125 1/320 sec. f/9mm F/2.8

    Une pinède est un lieu unique qui évoque immédiatement les paysages méditerranéens, la chaleur de l’été et l’odeur des résineux. Son sol se couvre d’aiguilles au cours des années, il devient alors agréable d’y marcher et d’écouter les oiseaux et les cigales chanter.

    Paradoxalement, c’est aussi un milieu très fragile. L’acidité de son sol donne peu de chance à d’autre végétaux d’y pousser. Les sous-bois restent nus et conséquemment, les animaux y sont rares. Mais le fléau le plus terrible qui la guette, c’est le feu. La résine et les aiguilles au sol forment un remarquable combustible.

    Quoi qu’il en soit, ces herbes hautes ont attiré mon regard. Elles créent un contraste lumineux sur cet arrière-plan plus sombre. Le choix du noir et blanc s’imposait pour créer un atmosphère dramatique, austère et très graphique. Nous sommes bien loin des pinèdes lumineuses peintes par Derain, Cézanne, Monet et leurs contemporains !

  • Fenêtre sur la mer

    DMZ-TZ100 ISO/125 1/500 sec. f/52mm F/4.1

    L’installation éphémère des restaurants de plage donne lieu à de singulières apparitions. Posé sur la plage, un pan de mur percé d’une fenêtre tient debout sans toit ni cloison. Il est là face à la mer, bien dénudé, attendant le reste de sa structure pour avoir l’air enfin d’un petit cabanon. Un peu surréaliste, n’est-ce pas ?

    Cette photo prise en avril montre une plage désertée et nous offre le luxe du calme. Quoi de mieux qu’une fenêtre avec vue sur la mer pour y plonger son regard et laisser voyager son esprit. J’avoue que celle-ci prête plutôt à sourire par son aspect insolite !