Catégorie : Nature

  • La petite vie !

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    Fuji X-T3 ISO/1600 1/250 f/60mm F/8

    Lors de ma balade, j’ai observé ces minuscules champignons qu’on appelle le Coprin plissé ( Parasola plicatilis ). Il fait environ 2 cm, et comme son nom l’indique , il prend la forme d’une ombrelle ou d’un petit parasol plissée.

    On le surnomme aussi coprin d’un jour, car il apparait au matin et disparait avant la fin de l’après-midi. Il s’autodétruit discrètement sous les rayons du soleil.

    Ce champignon présente une élégance graphique qui a attiré mon regard. L’arrière-plan flou isole les deux sujets, laissant voir la fragilité de ces minuscules parapluies translucides qui captent la lumières avec délicatesse. Son pied est très fin et gracile. J’aime essayer de reproduire l’atmosphère d’un sous-bois. C’est un lieu un peu hors du temps où les odeurs d’humus sont fortes et où règne un silence feutré.

    On se sent enveloppé par la nature … on en ressort sali et un peu courbaturé, mais c’est le prix à payer.

  • Douceur d’automne

    Fuji X-T3 ISO/800 1/1000sec. f/60mm F/10

    En ce moment, la nature est plus silencieuse, elle est moins à la fête qu’au recueillement. Les couleurs disparaissent avec les fleurs, les chants des oiseaux se font discrets et l’automne s’installe.

    Ma balade est plus nostalgique, s’accordant au rythme de la lumière qui décline. Alors, une feuille rousse et repliée, avec sa texture ridée reflète bien la saison, celle du ralentissement, de l’intimité et de la transition. Si les oiseaux se sont tus, le bruissement des feuilles mortes vient habiter le silence. Les arbres se délestent de leurs feuilles pour mieux affronter la saison fraîche.

    Nous sommes aussi des enfants de la terre et la nature avec douceur nous invite à suivre son rythme.

    Je vous souhaite un bel automne !

  • Komorebi et l’instant présent

    Fuji X-T3 ISO/800 1/250sec. f/268mm F/5.6

    Ici deux thèmes que j’affectionne : les reflets sur l’eau et les sous-bois. J’aime l’aspect flou donné par le feuillage, comme une abstraction peinte sur l’eau où l’on ne distingue que des masses de couleurs mouvantes. J’aime la lumière des sous-bois. Je m’y attarde souvent, uniquement pour le plaisir de regarder la clarté filtrée par les feuilles et les branches.

    Celle-ci se modifie au gré du vent et crée de petits tableaux fugaces, parfois doux, parfois forts, d’une grande beauté. Ces tons de vert, de jaune, de gris et de brun se déclinent à l’infini.

    Au Japon, cela porte un nom : le Komorebi. On peut dire que le Komorebi est le langage de la lumière dans les sous-bois, dialogue entre l’éclat et l’ombre. Au- delà de ce phénomène visuel, il évoque aussi l’instant suspendu entre présence et disparition. Dans cette lumière fragile et éphémère, se révèlent l’équilibre délicat de l’instant, la dualité de la vie, l’ombre et la lumière.

    Je ne connaissais pas ce mot japonais , mais il partage la même quête que la photographie : la capture de l’instant, le travail des contrastes et le bokeh ou l’esthétique de l’arrière-plan.

  • La Pinède à Ste-Marie

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    DMC-TZ100 ISO/125 1/320 sec. f/9mm F/2.8

    Une pinède est un lieu unique qui évoque immédiatement les paysages méditerranéens, la chaleur de l’été et l’odeur des résineux. Son sol se couvre d’aiguilles au cours des années, il devient alors agréable d’y marcher et d’écouter les oiseaux et les cigales chanter.

    Paradoxalement, c’est aussi un milieu très fragile. L’acidité de son sol donne peu de chance à d’autre végétaux d’y pousser. Les sous-bois restent nus et conséquemment, les animaux y sont rares. Mais le fléau le plus terrible qui la guette, c’est le feu. La résine et les aiguilles au sol forment un remarquable combustible.

    Quoi qu’il en soit, ces herbes hautes ont attiré mon regard. Elles créent un contraste lumineux sur cet arrière-plan plus sombre. Le choix du noir et blanc s’imposait pour créer un atmosphère dramatique, austère et très graphique. Nous sommes bien loin des pinèdes lumineuses peintes par Derain, Cézanne, Monet et leurs contemporains !

  • Leçon d’humilité du Cady

    Fuji X-T3 ISO/1000 1/15 sec. f/450mm F/11

    J’ai beaucoup de difficultés à photographier l’eau. Je ne trouve pas le bon cadrage, mes paramètres de prise de vue sont mauvais. Un peu comme si je n’arrivais pas à comprendre et transmettre mon ressenti. Moi qui adore l’eau, pourquoi cela m’arrive-t-il ?

    Pour cette photo, j’ai passé au moins deux heures sur le bord de ce cours d’eau à faire des dizaines d’essais. Ici, j’ai baissé la vitesse d’obturation pour adoucir la cascade, mais les ISO à 1000 … Qu’est-ce qui m’a pris ? Je me suis retrouvé avec une ouverture de diaphragme à 16 et une vitesse trop basse. Résultat : un flou de bougé. Mauvaise préparation avant le clic. Dur dur, l’apprentissage de la photo !

    Quoi qu’il en soit, j’ai passé un bon moment au bord du Cady à Casteil. La photographie est pour moi un bon prétexte pour se connecter à la nature. Cet échec ne m’arrêtera pas : je vais continuer à explorer le langage de l’eau et un jour, je l’espère, réussir à transmettre mon ressenti en photo. D’ici là, des centaines d’essais à venir.

    Je termine ici en vous recommandant une ballade au bord du Cady, torrent de montagne qui descend du Canigou avec toute la force tranquille de celui qui a compris !