Catégorie : Flore

  • La petite vie !

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    Fuji X-T3 ISO/1600 1/250 f/60mm F/8

    Lors de ma balade, j’ai observé ces minuscules champignons qu’on appelle le Coprin plissé ( Parasola plicatilis ). Il fait environ 2 cm, et comme son nom l’indique , il prend la forme d’une ombrelle ou d’un petit parasol plissée.

    On le surnomme aussi coprin d’un jour, car il apparait au matin et disparait avant la fin de l’après-midi. Il s’autodétruit discrètement sous les rayons du soleil.

    Ce champignon présente une élégance graphique qui a attiré mon regard. L’arrière-plan flou isole les deux sujets, laissant voir la fragilité de ces minuscules parapluies translucides qui captent la lumières avec délicatesse. Son pied est très fin et gracile. J’aime essayer de reproduire l’atmosphère d’un sous-bois. C’est un lieu un peu hors du temps où les odeurs d’humus sont fortes et où règne un silence feutré.

    On se sent enveloppé par la nature … on en ressort sali et un peu courbaturé, mais c’est le prix à payer.

  • Au ras du sol

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    Fuji X-T3 ISO/1600 1/250sec. f/60mm F/7.1

    Ici, j’aurais dû baisser mes ISO et ma vitesse d’obturation. Il m’arrive assez souvent d’enchaîner les photos en oubliant de modifier les paramètres. La photo présente quand même de belles qualités, entre autres l’atmosphère intimiste et la fraîcheur qui s’en dégage. Les petites gouttes de rosée fixées sur les jeunes pousses au cœur du tapis de mousse ajoutent un attrait particulier à cette image.

    L’automne est une période où la nature est désertée. Il faut donc chercher plus longtemps pour trouver des sujets. Aujourd’hui, c’est à quatre pattes que je me suis baladée pour saisir la vie au ras du sol. Expérience très intéressante, mais difficile pour les genoux !

  • Les premiers éboueurs de la planète

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    Fuji X-T3 ISO/160 1/250sec. f/60mm F/4.5

    Hier, j’ai reçu un guide sur les champignons des prairies fourni par la revue Salamandre. Par hasard, en me baladant peu après, je suis tombée sur ces deux petits champignons d’environ 4 cm qui pointait leurs nez à l’air libre.

    Si j’ai mise cette photo, c’est qu’on spécifiait dans ce guide que les champignons sont des éboueurs de génie. La plupart sont des saprophytes, c’est à dire des décomposeurs de matières mortes. Leurs rôles est central ; ils recyclent la litière, le bois mort, les excréments ou les cadavres en libérant des éléments nutritifs prisés par d’autres organismes, par les plantes et par les humains.

    Maintenant, je vous laisse deviner dans quoi poussaient mes deux petits compagnons. Un indice : ils adorent se nourrir de crottin de cheval.

    Il n’y a pas de quoi en faire un plat !

  • La Pinède à Ste-Marie

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    DMC-TZ100 ISO/125 1/320 sec. f/9mm F/2.8

    Une pinède est un lieu unique qui évoque immédiatement les paysages méditerranéens, la chaleur de l’été et l’odeur des résineux. Son sol se couvre d’aiguilles au cours des années, il devient alors agréable d’y marcher et d’écouter les oiseaux et les cigales chanter.

    Paradoxalement, c’est aussi un milieu très fragile. L’acidité de son sol donne peu de chance à d’autre végétaux d’y pousser. Les sous-bois restent nus et conséquemment, les animaux y sont rares. Mais le fléau le plus terrible qui la guette, c’est le feu. La résine et les aiguilles au sol forment un remarquable combustible.

    Quoi qu’il en soit, ces herbes hautes ont attiré mon regard. Elles créent un contraste lumineux sur cet arrière-plan plus sombre. Le choix du noir et blanc s’imposait pour créer un atmosphère dramatique, austère et très graphique. Nous sommes bien loin des pinèdes lumineuses peintes par Derain, Cézanne, Monet et leurs contemporains !

  • Ouvrez l’oeil, et le bon !

    Fuji X-T3 ISO/160 1/500 sec. f/450mm F/5.6

    Sur cette photo, on constate que la réalité des couleurs n’est pas tout à fait exacte. La saturation a été légèrement augmentée pour faire ressortir toute la poésie de la scène, alors que le bleu profond de l’eau et le vert de la végétation au loin contrastent avec l’ocre de ces immortelles séchées. Le bokeh de l’arrière plan, très présent accentue les taches de couleurs.

    Parfois, il faut tricher avec la photographie pour exprimer son ressenti. Un coup d’oeil sur ce petit espace de verdure m’a suffi. J’étais émerveillé par cette palette de couleurs malgré la sécheresse environnante .

    Ici, le sujet de la photo est plutôt la couleur. C’est elle qui attire le regard et qui nous donne à réfléchir sur la beauté du monde. Cette beauté simple et minuscule comprise dans un très vaste paysage.

    La photographie nous apprend à voir de l’infiniment petit au plus grand, et les nouveaux appareils et applications nous offrent un appui considérable dans l’expression de notre monde.

    Il n’en tient qu’à nous de bien ouvrir l’oeil , et le bon !