
Ici deux thèmes que j’affectionne : les reflets sur l’eau et les sous-bois. J’aime l’aspect flou donné par le feuillage, comme une abstraction peinte sur l’eau où l’on ne distingue que des masses de couleurs mouvantes. J’aime la lumière des sous-bois. Je m’y attarde souvent, uniquement pour le plaisir de regarder la clarté filtrée par les feuilles et les branches.
Celle-ci se modifie au gré du vent et crée de petits tableaux fugaces, parfois doux, parfois forts, d’une grande beauté. Ces tons de vert, de jaune, de gris et de brun se déclinent à l’infini.
Au Japon, cela porte un nom : le Komorebi. On peut dire que le Komorebi est le langage de la lumière dans les sous-bois, dialogue entre l’éclat et l’ombre. Au- delà de ce phénomène visuel, il évoque aussi l’instant suspendu entre présence et disparition. Dans cette lumière fragile et éphémère, se révèlent l’équilibre délicat de l’instant, la dualité de la vie, l’ombre et la lumière.
Je ne connaissais pas ce mot japonais , mais il partage la même quête que la photographie : la capture de l’instant, le travail des contrastes et le bokeh ou l’esthétique de l’arrière-plan.

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