
Une fine bande de sable sépare la Têt de la Méditerranée comme un trait d’union entre Ste-Marie-la-mer et Canet en Roussillon. Ici s’achève la Têt, ce fleuve fringant qui prend naissance dans le massif du Carlit, dans les Pyrénées-Orientales. Il sillonne à travers le Pays Catalan sur près de 116 km.
Si l’endroit paraît calme sur cette photo, il subit pourtant de plein fouet les assauts de la tramontane et des coups de mer brutaux provoqués par les vents de sud-est.
Comment, alors vous faire ressentir toute l’histoire qui chemine à travers ces eaux ? Les siècles de guerres et de labeurs des hommes qui ont peuplé ses berges, le souvenir des neiges fondues du Carlit, les pierres usées des citadelles, de ces bancs de galets jusqu’au parfum des vergers de la plaine – tout cela vient doucement mourir sur la plage du lido pour se mêler aux eaux de la mer, dans un murmure calme et éternel.
* »La Têt passe » … tiré d’une chanson de Jordi Barre « Canta Perpinyà »

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