Catégorie : Animalière

  • Pas de panique !

    Fuji X-T3 ISO/160 1/125 f/300mm F/5.6

    Voici un Caracara huppé ( Caracara plancus ). Le mot « caracara » vient directement des langues autochtones d’Amérique du sud et a été choisi pour imiter son cri. Contrairement au faucon pèlerin, cet oiseau s’est adapté à une vie plus terrestre et opportuniste, se nourrissant souvent de carcasses et de charognes.

    Celui-ci n’est pas en liberté, il accompagne un fauconnier pour faire des spectacles. On le voit ici en train d’observer son environnement, bien droit, fière et attentif. En observant son regard, on comprend qu’il est d’une vigilance extrême. Il est d’ailleurs considéré par les scientifiques et ornithologues comme très intelligent, à l’égal des grands singes et des corbeaux.

    Associer une telle intelligence et une envergure d’ailes de120 à 132cm … les petits rongeurs ont de quoi avoir vraiment peur. Heureusement, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, cet oiseau est absent du ciel français !

  • Voler, c’est complètement flyé !

    X-T3 ISO/320 1/500sec. f/300mm F/20

    Vous devez croire que je crée un site entièrement dédié à l’ornithologie, ou à la faune et la flore. Détrompez vous ! Je ne fais que mettre les photos capturées au fil de mes ballades quotidiennes. Avec l’arrivée de l’automne, je vais devoir me tourner vers d’autres thèmes photos. Cependant, c’est avec un certain regret, car j’adore la nature et tout ce que j’y découvre et apprends.

    Alors je sais, c’est encore une aigrette garzette … Mais quand on aime, on ne compte pas ! De plus, chaque cliché révèle un aspect différent de cet oiseau, et le vol n’a pas été abordé !

    En l’air, elle se déplace avec le cou replié en « S » et les pattes projetées bien droites vers l’arrière. Ce mouvement permet de ramener le poids de sa tête vers son centre de gravité, ce qui stabilise son vol et économise son énergie. Du point de vue aérodynamique, cette posture réduit la prise au vent : elle fend l’air.

    Tout les oiseaux sont fascinants, ne serait-ce que par leurs capacités de voler qui tient du miracle tant cela nécessite de perfectionnement biologique.

  • Y’a de la place pour tous !

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    X-T3 ISO/800 1/1000sec. f/70mm F/14

    Je me suis arrêté sur cette image en raison de son aspect graphique et minimaliste. Je l’ai mise en noir et blanc pour accentuer l’effet dénudé de la scène. Sans cet oiseau en bas à gauche, elle aurait peu d’intérêt.

    Ce pigeon, qui semble chercher une place pour se poser sur ces fils déjà bien chargés, vient me raconter une histoire sur l’évolution de son espèce. Une fois la saison des amours finie , ces oiseaux se rassemblent par centaines pour mener une vie communautaire. Ensemble, ils vont chercher de la nourriture, se protéger des prédateurs et trouver des abris pour se protéger des rigueurs de l’hiver.

    L’union fait la force, comme le dit si bien le dicton. Ne poussez pas, il y aura de la place pour tout le monde !

  • El Mosquito

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    Fuji X-T3 ISO/800 1/2000sec. f/60mm F/2.4

    Lors de ma balade du matin, je me suis exercé à photographier ce cheval : trouver un cadrage intéressant, saisir l’œil sombre de la bête et faire ressortir la texture de son poils. Soudain, un petit moustique s’est placé exactement dans mon champs de vision … et dans celui du cheval !

    C’est phénoménal le nombre de mouches qu’on peut voir autour de ces pauvres bêtes, attirées par leurs sécrétions naturelles. La sueur, les larmes, la salive et le mucus nasal sont en effet un régal pour elles. C’est sans compter la chaleur et les odeurs corporelles du cheval qui agissent comme un aimant sur ces petits insectes. Et quand plus rien ne va, le cheval se fait piquer par le taon, les moucherons ou mouches plates, qui, elles, se régalent de son sang. Décidemment, la vie de cheval dans la région n’est pas de tout repos.

    Malgré cela, l’animal est resté calme, imperturbable et tolérant face aux petits agresseurs. Certains conducteurs devraient s’en inspirer !

  • Réels Chardonnerets élégants

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    Fuji X-T3 ISO/160 1/500sec. f/450mm F/5.6

    Voici une volée de Chardonnerets élégants posés sur des chardons séchés. Le nom latin de ce petit passereau est Carduelis carduelis vient d’ailleurs de carduus qui signifie chardon, sa nourriture favorite. Leurs gazouillis se fait entendre bien avant qu’on ne les aperçoive car ils sont plutôt bavards. A l’automne, ils se rassemblent en groupe afin d’assurer une meilleure surveillance face aux prédateurs et repérer plus facilement les bons festins.

    Pour la photo animalière, trois choses sont importantes : de la patience, une bonne connaissance du milieu et beaucoup de chance. C’est pourquoi, en lisant La Presse*, je n’ai pas été surprise de lire un article parlant de l’omniprésence de l’IA dans ce domaine. La quête de perfection et de distinction professionnelle ou personnelle pousse de nombreux photographes à modifier leurs clichés, jusqu’à créer des images de toutes pièces, quitte à s’éloigner de la réalité.

    À trop vouloir sublimer le vivant, on finit par y perdre sa propre intégrité et par modifier le vivant lui-même. Au bout du compte, ni la nature, ni le publique, ni le photographe n’y gagnent.

    * La Presse +, dimanche 4 octobre 2026.