Catégorie : Mammifères

  • El Mosquito

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    Fuji X-T3 ISO/800 1/2000sec. f/60mm F/2.4

    Lors de ma balade du matin, je me suis exercé à photographier ce cheval : trouver un cadrage intéressant, saisir l’œil sombre de la bête et faire ressortir la texture de son poils. Soudain, un petit moustique s’est placé exactement dans mon champs de vision … et dans celui du cheval !

    C’est phénoménal le nombre de mouches qu’on peut voir autour de ces pauvres bêtes, attirées par leurs sécrétions naturelles. La sueur, les larmes, la salive et le mucus nasal sont en effet un régal pour elles. C’est sans compter la chaleur et les odeurs corporelles du cheval qui agissent comme un aimant sur ces petits insectes. Et quand plus rien ne va, le cheval se fait piquer par le taon, les moucherons ou mouches plates, qui, elles, se régalent de son sang. Décidemment, la vie de cheval dans la région n’est pas de tout repos.

    Malgré cela, l’animal est resté calme, imperturbable et tolérant face aux petits agresseurs. Certains conducteurs devraient s’en inspirer !

  • Tire fort, Pitou !

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    Lumix DMC-TZ100 ISO/125 1/125 sec. f/29mm F/4.7

    Jour de marché à Perpignan. Ce mignon Yorkshire terrier ne semble pas très enclin à suivre sa maîtresse. Il tire sur sa laisse de toute la force de ses petites pattes et l’implore du regard, mais rien n’y fait : madame continue ses emplettes.

    C’est précisément ce que j’aime dans cette photo : cette tension entre l’animal et l’humain, qui s’exprime par le bras tendu de la maîtresse et la laisse raide, comme une corde, qui traverse la photo.

    J’imagine très bien la tête de cette dame tournée vers un étal de légumes pour choisir son prochain repas, inconsciente du drame qui se joue au bout de son bras !

    J’en suis presqu’à penser que sur la prochaine photo, il n’y aura plus de chien. Et hop, disparu !

  • Chiens de prairie à queue noire

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    Fuji X-T3 ISO/800 1/1000 sec. f/191mm F/5

    Voici un petit animal très social et attachant : le chien de prairie à queue noire, Cynomys ludovicianus . Il est présent du sud du Canada jusqu’au Mexique. Ceux-ci ont été photographiés dans le parc animalier de Casteil situé dans les Pyrénées Orientales.

    Autrefois vivant par centaines de millions, sa population a chuté de 95% au cours du XXème siècle, principalement en raison de son empoisonnement massif – je dirais plutôt son extermination – par les éleveurs de bétail qui le croyaient nuisible pour leurs pâturages. L’espèce est maintenant protégée dans différents parcs nationaux.

    Ces rongeurs vivent en clan ou « coterie ».

    L’interaction entre eux est primordiale, ce qui les rend irrésistibles à observer. Le jeu est très présent au sein du clan : les chiens de prairie passent des heures à se courir après, à faire des roulades et à simuler des combats. En réalité, c’est leur principal moyen d’apprentissage, un peu comme chez les humains avant les écrans ! Ces moments de jeu permettent de développer le contrôle de soi, d’aiguiser leurs réflexes et leur vitesse – des compétences indispensables à leur survie. Ils y développent aussi le respect des aînés et les règles de la coterie.

    Ma foi, après avoir appris cela, je pense que les humains auraient tout intérêt à s’inspirer de cette espèce qu’ils ont d’abord voulu faire disparaître. Comme une roue qui tourne, le plus faible devient parfois le plus fort, car le plus fort n’est rien sans coopération, empathie et lien social.

    * Pour terminer, j’ai appris que ludovicianus est le nom latin pour Louis. L’animal a été décrit pour la première fois le 7 septembre 1804 exactement sur un territoire qu’on nommait Louisiane .