
Voici un petit animal très social et attachant : le chien de prairie à queue noire, Cynomys ludovicianus . Il est présent du sud du Canada jusqu’au Mexique. Ceux-ci ont été photographiés dans le parc animalier de Casteil situé dans les Pyrénées Orientales.
Autrefois vivant par centaines de millions, sa population a chuté de 95% au cours du XXème siècle, principalement en raison de son empoisonnement massif – je dirais plutôt son extermination – par les éleveurs de bétail qui le croyaient nuisible pour leurs pâturages. L’espèce est maintenant protégée dans différents parcs nationaux.
Ces rongeurs vivent en clan ou « coterie ».
L’interaction entre eux est primordiale, ce qui les rend irrésistibles à observer. Le jeu est très présent au sein du clan : les chiens de prairie passent des heures à se courir après, à faire des roulades et à simuler des combats. En réalité, c’est leur principal moyen d’apprentissage, un peu comme chez les humains avant les écrans ! Ces moments de jeu permettent de développer le contrôle de soi, d’aiguiser leurs réflexes et leur vitesse – des compétences indispensables à leur survie. Ils y développent aussi le respect des aînés et les règles de la coterie.
Ma foi, après avoir appris cela, je pense que les humains auraient tout intérêt à s’inspirer de cette espèce qu’ils ont d’abord voulu faire disparaître. Comme une roue qui tourne, le plus faible devient parfois le plus fort, car le plus fort n’est rien sans coopération, empathie et lien social.
* Pour terminer, j’ai appris que ludovicianus est le nom latin pour Louis. L’animal a été décrit pour la première fois le 7 septembre 1804 exactement sur un territoire qu’on nommait Louisiane .

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