Catégorie : Photo de rue

  • Un ciel parmi tant d’autres

    Fuji X-T3 ISO/180 1/1000sec. f/300mm F/5.6

    Dans la région, c’est plutôt rare de voir des nuages. Le ciel est généralement bleu, très bleu, toute l’année. Alors, quand il y’en a, c’est un évènement !

    Un ciel parmi tant d’autres, et pourtant … L’utilisation du noir et blanc fait ressortir une infinité de tons, allant du blanc au gris profond. Cela permet de donner du volume et de la texture à ce ciel d’automne. On peut presque sentir la lourdeur de certains nuages. L’accentuation des contrastes apporte un aspect dramatique et crée une tension, comme si une tempête approchait.

    Il suffit de lever les yeux au ciel pour profiter du spectacle, s’évader ou simplement rêver !

  • Mystère au café !

    Lumix DMC-TZ100 ISO/800 1/100sec. f/46mm F/5.6

    Prise sur le vif dans une rue de La Haye au cours d’un voyage aux Pays-Bas, cette photo nous montre la vitrine d’un café un matin animé. Cela crée une superposition d’image en raison de la transparence et des reflets générés par la vitre. On y découvre donc à la fois l’intérieur et l’extérieur du café. Cependant, le sujet principal reste cette femme qui semble figée hors du temps. Son regard fixe est difficile à interpréter : S’agit-il de la réflexion ou de la fatigue ?… de l’ennui, de l’attente, peut-être de la mélancolie ?

    Le contraste entre l’animation environnante et sa silhouette silencieuse et immobile m’interpelle. Cette photo porte un mystère, figé à jamais dans un simple instant. À vous d’y voir ce que vous suggère cette expression.

    La photo de rue soulève souvent des questions qui restent souvent en suspens !

  • Ce soir, je serai la plus belle ! *

    Lumix DMC-TZ100 ISO/125 1/640sec. f/10mm F/2.8 DXO Color Efex

    Le dimanche, c’est jour de détente. Au marché de St-Laurent-de-la-Salanque, c’est l’occasion de rencontrer les habitants des environs. L’atmosphère est agréable, les étals sont remplis de légumes et de fruits de la région et toute cette promenade se termine par un demi en terrasse.

    Sur cette photo, on voit une jolie dame avec une robe rose couverte de motifs de muffins. et des accessoires assortis. Les cheveux coiffés d’un blond à la Sylvie Vartan.

    Nous vivons une période d’uniformisation de tout ce qui auparavant nous différentiait. Tout devient d’un conformiste affligeant. Alors, de voir quelqu’un de différent par son apparence, son choix vestimentaire ou son allure, cela me met du baume au cœur !

    *Chanson chanté par Sylvie Vartan et écrite en 1964 pas Charles Aznavour.

  • Barbe Rousse

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    Fuji X-T3 ISO/800 1/500sec. f/300mm F/11

    Portrait pris sur le vif à la Festa major de St-Cyprien. Il me semblait que cette belle tête rousse méritait d’être vue. Ce musicien, membre d’un groupe breton, présente une bonne dose de bonhomie et beaucoup de caractère .

    J’aime ce clin d’œil, qui rend la photo plus authentique. La barbe ainsi que les rides autours des yeux donnent du relief et deviennent des éléments graphiques à part entière. Cela donne une présence plus marquée au visage tandis que cadrage très serré force le regard vers les traits du personnage.

    Il existe une proportion infime de personnes qui naissent rousses: seulement 1 à 2 % de la population mondiale. La plus forte concentration se trouve en Ecosse et en Irlande. Ce jeune homme peut être fière de sa barbe, car elle présente une véritable rareté génétique !

  • Hôtel de la gare

    Lumix DMC-TZ100 ISO/800 1/60sec. f/23.7mm F/2.8

    Nous voici à la gare de Cerbère, dans son hall des voyageurs datant des années 70-80. On remarque son guichet vitré à l’allure rétro et ses vieux casiers fermés. Assis sur un siège en plastique moulé, un homme seul est inconfortablement assoupi sous la lumière crue des néons.

    Cette scène représente pour moi la solitude profonde. On peut sentir le vide et le silence qui imprègnent l’atmosphère. Cette gare frontière, qui fut un lieu animé et rempli de bruits de pas, est aujourd’hui désertée. Elle n’est plus fréquentée que par des gens plongés dans une attente sans fin, par des âmes solitaires qui se croisent.

    Un sentiment d’abandon y règne, les guichets demeurent fermés et la gare est devenue un espace d’errance. J’en suis ressorti bouleversée.

    Cette photo témoigne du vécu de certaines personnes, de trajectoires de vie malheureuses, de la fatigue de voyageurs perdus et de la détresse des sans-abris. Comme humain, ne sommes nous pas tous vulnérables ? Gardons un regard bienveillant sur ceux qui nous entourent et ne laissons pas l’indifférence l’emporter.