Mois : octobre 2026

  • Pas de panique !

    Fuji X-T3 ISO/160 1/125 f/300mm F/5.6

    Voici un Caracara huppé ( Caracara plancus ). Le mot « caracara » vient directement des langues autochtones d’Amérique du sud et a été choisi pour imiter son cri. Contrairement au faucon pèlerin, cet oiseau s’est adapté à une vie plus terrestre et opportuniste, se nourrissant souvent de carcasses et de charognes.

    Celui-ci n’est pas en liberté, il accompagne un fauconnier pour faire des spectacles. On le voit ici en train d’observer son environnement, bien droit, fière et attentif. En observant son regard, on comprend qu’il est d’une vigilance extrême. Il est d’ailleurs considéré par les scientifiques et ornithologues comme très intelligent, à l’égal des grands singes et des corbeaux.

    Associer une telle intelligence et une envergure d’ailes de120 à 132cm … les petits rongeurs ont de quoi avoir vraiment peur. Heureusement, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, cet oiseau est absent du ciel français !

  • La petite vie !

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    Fuji X-T3 ISO/1600 1/250 f/60mm F/8

    Lors de ma balade, j’ai observé ces minuscules champignons qu’on appelle le Coprin plissé ( Parasola plicatilis ). Il fait environ 2 cm, et comme son nom l’indique , il prend la forme d’une ombrelle ou d’un petit parasol plissée.

    On le surnomme aussi coprin d’un jour, car il apparait au matin et disparait avant la fin de l’après-midi. Il s’autodétruit discrètement sous les rayons du soleil.

    Ce champignon présente une élégance graphique qui a attiré mon regard. L’arrière-plan flou isole les deux sujets, laissant voir la fragilité de ces minuscules parapluies translucides qui captent la lumières avec délicatesse. Son pied est très fin et gracile. J’aime essayer de reproduire l’atmosphère d’un sous-bois. C’est un lieu un peu hors du temps où les odeurs d’humus sont fortes et où règne un silence feutré.

    On se sent enveloppé par la nature … on en ressort sali et un peu courbaturé, mais c’est le prix à payer.

  • Une image de l’enfer

    Fuji X-T3 ISO/640 ( auto ) 1/1000sec. f/180mm F/4.5

    Une photo ne fait pas que montrer. Elle peut nous transporter dans le temps, nous faire vivre des émotions, ouvrir notre esprit, nous faire rêver, être le point de départ de notre imagination. À nous de décider !

    Regardez bien les petites fentes oculaires. Elles étaient conçues ainsi pour éviter de laisser passer une pointe de lance ou un carreau d’arbalète. Imaginez-vous en train de combattre, dans la mêlée, à hocher la tête de haut en bas et à la tourner dans tous les sens pour tenter de voir l’ennemi. Le bruit des combats est assourdissant, il fait une chaleur étouffante et l’air se fait rare sous votre casque. Vous luttez pour garder votre équilibre, car tomber, c’est la mort assurée. La bataille fait rage depuis déjà 2 heures et vous n’avez plus de forces, vos bras pèsent des tonnes. Une image de l’enfer, un supplice !

  • Montjoie ! Saint-Denis ! *

    Fuji X-T3 ISO/400 1/1000sec. f/88mm F/4.5. Effet de texture DxO ajouté

    Ce samedi 10 octobre, avait lieu la Fête médiévale ou Trobades médiévales de Perpignan. Une occasion pour plonger dans cette atmosphère et y découvrir l’histoire de nos ancêtres.

    J’ai photographié cette cagoule gamboisée, simplement appelée coiffe rembourrée. Elle était portée sous un casque en métal ou une cotte de mailles pour amortir les chocs lors des combats, éviter les frottements et les blessures causés par le contact direct du métal sur la peau. Cette réplique s’inspire d’un modèle du XIIIème siècle. Ces coiffes étaient généralement fabriquées en lin ou coton épais, remplies de laine ou de crin.

    A cette époque, l’équipement complet du chevalier pesait entre 20 et 30 kg. Lors de la célèbre bataille d’Azincourt, les chevaliers français ont été piégés par la boue. Le poids de leur armure, environ 30 à 35 kg avec les armes, a joué un rôle catastrophique et a été l’un des facteurs majeurs de leurs défaites. Vous connaissez le phénomène de succion ?

    Eh bien, les chevaliers Français, eux, l’on expérimenté au prix de leur vie !

    *Un des cris de ralliement des chevaliers français pendant la bataille d’Azincourt

  • Un ciel parmi tant d’autres

    Fuji X-T3 ISO/180 1/1000sec. f/300mm F/5.6

    Dans la région, c’est plutôt rare de voir des nuages. Le ciel est généralement bleu, très bleu, toute l’année. Alors, quand il y’en a, c’est un évènement !

    Un ciel parmi tant d’autres, et pourtant … L’utilisation du noir et blanc fait ressortir une infinité de tons, allant du blanc au gris profond. Cela permet de donner du volume et de la texture à ce ciel d’automne. On peut presque sentir la lourdeur de certains nuages. L’accentuation des contrastes apporte un aspect dramatique et crée une tension, comme si une tempête approchait.

    Il suffit de lever les yeux au ciel pour profiter du spectacle, s’évader ou simplement rêver !