Mois : août 2026

  • Le grand damier

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    Canon EOS 70D ISO/500 1/3200 sec. f/100mm F/4.0

    L’été est synonyme de photographie de nature et cette été n’y a pas échappée malgré la chaleur. Cette photo a été prise en juin dans la vallée d’Eyne, située en Cerdagne au coeur du Parc Naturel Régional des Pyrénées orientales.

    J’ai découvert cette vallée avec mon club photo et quelques adeptes de photographies animalières. C’est un vrai plaisir de découvrir la nature en leur compagnie. Leurs connaissances du terrain et du comportement animal m’émerveillent. Une simple ballade devient une véritable exploration naturaliste. Grâce à eux, je développe petit à petit une sensibilité face au monde vivant et je m’amuse à immortaliser de magnifiques petites bestioles.

    Ici, vous voyez une Mélitée des centaurées, ou Grand damier (Melithaea phoebe). Comme son nom l’indique, il est posé sur une Centaurée scabieuse.

     » Tout est là, on ne protège bien que ce que l’on aime, et on n’aime que ce que l’on connaît  » ( Jean-henri Fabre, 1823-1915 )

    Une belle façon de se rappeler que plus l’on connaît la nature, mieux on est portée à la respecter.

  • Un tout-terrain … gratuit ? !

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    Canon EOS 70D ISO/500 f/100mm F/4.5

    Le papillon Myrtil, ou Maniola jurtina, est très fréquent en France. C’est un papillon robuste, qui s’adapte à différentes conditions, un véritable tout-terrain de la nature. Sa force repose sur un régime alimentaire peu exigeant,une grande tolérance aux variations climatiques, une grande variété d’habitats et une longue période de vol.

    Encore une fois, la nature a précédé les humains : le tout-terrain existait bien avant qu’on ne le construise. De plus, celui-ci fonctionne exclusivement à l’énergie solaire et au nectar des fleurs. Il a prouvé sa robustesse à travers des milliers d’années.

    L’entomologiste qui l’a baptisé ne devait pas le trouver joli ! En effet, le nom de Maniola lui vient du latin qui désigne l’âme des morts ou les esprits de l’au-delà. Dans la Rome antique, les maniolae étaient de petites figurines grotesques, sortes de petits épouvantails ou masques que l’on suspendait lors de certaines fêtes religieuses pour apaiser les esprits des défunts.

    Pourtant, loin de ces sombres croyances, ce papillon à l’ingénierie naturelle parfaite me plait beaucoup. La prochaine fois que vous en rencontrez un, pensez-y, c’est gratuit !

  • Cohabitation pacifique

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    Fuji X-T3 ISO/320 1/2000 sec. f/450mm F/5.6

    L’Ibis falcinelle est actuellement en visite à l’étang de Canet. Ils sont des centaines à venir s’y reposer et surtout à s’y nourrir avant leur grand départ vers le sud. Une halte migratoire essentielle.

    Sous les rayons du soleil, leur plumage révèle de magnifiques reflets métalliques.

    Ils partiront bientôt en groupe vers l’Afrique subsaharienne, pour rejoindre des zones humides comme le delta du Niger.

    Contrairement aux ibis, les flamands roses qu’on aperçoit sur la photo sont sédentaires et resteront avec nous pour l’hiver, ou bien migreront simplement vers d’autres lagunes méditerranéennes.

    Une belle cohabitation de deux espèces, chacune ayant une alimentation différente. Les ibis sondent la vase à la recherche de petits invertébrés, le flamand rose filtre l’eau pour capturer d’infimes crevettes.

    Un partage pacifique des ressources qu’ils ont compris bien avant nous. On ne peut que les admirer et se souhaiter le même succès !!

  • Chapeau bas les Aigrettes !

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    Fuji X-T3 1/250 sec. f/434mm F/13

    L’Aigrette garzette est le « héron blanc » le plus répandu en Europe. Elle mesure entre 55 et 65 cm pour une envergure de 85 à 95 cm, elle toute blanche, possède un long bec fin et noir, ainsi que des pattes noires terminées par des doigts jaunes vifs.

    Elles forment des colonies, appelées héronnières, avec le héron cendré, le héron garde-boeufs ou même avec des goélands. Comme on peut l’apercevoir sur la photo, la cohabitation se fait ici avec des goélands.

    Leur silhouette en vol n’est pas très joli en raison de leur cou replié en S. Pourtant, à l’envol, on dirait qu’elles dansent. Pattes tendues et grandes ailes déployées elles ressemblent à un ballet au-dessus de l’étang.

    Ce spectacle dégage une légèreté aérienne agréable à regarder – et dire qu’elles ont failli disparaître à la fin du XIXème siècle en raison de l’utilisation de leurs plumes pour les chapeaux !

  • De Tchernobyl à Perpignan

    Lumix DMC-TZ100 1/100sec. F/132mm f/5.7

    Regard sur un désastre.

    La catastrophe de Tchernobyl a eu lieu le 26 avril 1986. Le festival Visa pour l’image à Perpignan en souligne les 40 ans avec une exposition photo qui aura du 29 août au 13 septembre.

    Sur cette bâche installée en extérieur, on voit, à travers les ouvertures des masques, des regards chargés de gravité et d’un calme pesant, nous fixer à travers le temps.

    Ce face à face difficile à oublier semble nous avertir que le danger est toujours présent.

    Seule la base de cette colonne de marbre de la Place Arago nous rappelle le lieu où nous sommes.