Catégorie : Animalière

  • David et Goliath

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    Canon EOS 70D ISO/500 1/4000 sec. f/100mm F/3.2

    David et Goliath, ou l’histoire d’une rencontre entre une petite et une grosse abeille.

    Le géant noir aux ailes violettes, alias le xylocope violet ( Xylocopa violecea ), est surnommé  » l’abeille charpentière « . Plus grande abeille d’Europe, elle mesure en moyenne 30 mm de long et bourdonne comme un bombardier.

    A ses côtés, la petite est une cératine bleue ( Ceratina cyanea). C’est elle aussi une charpentière, mais en version de poche : elle mesure à peine 5 mm et demeure très discrète.

    On les appelle abeilles charpentières en raison de leur méthode de nidification : elles creusent leur propre galerie directement dans le bois, contrairement aux abeilles domestiques des ruches. Elles ne vivent pas en colonie et ne produisent pas de cire mais se sont de remarquable pollinisatrices.

    Deux gabarits qui, mis côte à côte, sont fort surprenants.

  • Vous avez dit vide ?

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    Canon EOS 70D ISO/500 1/800sec. f/100mm F/4

    Rien ne sert de courir se protéger de cet insecte : il est tout à fait inoffensif malgré son apparence proche de celle d’une guêpe. Il ne possède pas de dard, donc il ne pique pas.

    Je me suis demandé pourquoi on le nomme  » volucelle vide « (Volucella inanis ). Voici la réponse : le naturaliste Rémy Perrier a documenté que son abdomen paraissait vide. En réalité, l’intérieur de son corps est largement occupé par de grands sacs aériens. Ces cavités remplies d’air prennent énormément de place, donnant l’illusion que l’insecte est creux !. Tous s’explique !

    C’est alors que la question suivante est arrivée : à quoi servent ces cavités ? Pour faire court, c’est un super-soufflet pour la respiration, un gain de légèreté pour le vol stationnaire, un climatiseur, un isolant thermique et une réserve d’air de secours.

    Alors qu’on ne me dise plus que l’homme est l’espèce la plus évoluée !

    Cet insecte possède tout ce dont j’aurais eu besoin cet été pour vivre plus confortablement.

  • Le grand damier

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    Canon EOS 70D ISO/500 1/3200 sec. f/100mm F/4.0

    L’été est synonyme de photographie de nature et cette été n’y a pas échappée malgré la chaleur. Cette photo a été prise en juin dans la vallée d’Eyne, située en Cerdagne au coeur du Parc Naturel Régional des Pyrénées orientales.

    J’ai découvert cette vallée avec mon club photo et quelques adeptes de photographies animalières. C’est un vrai plaisir de découvrir la nature en leur compagnie. Leurs connaissances du terrain et du comportement animal m’émerveillent. Une simple ballade devient une véritable exploration naturaliste. Grâce à eux, je développe petit à petit une sensibilité face au monde vivant et je m’amuse à immortaliser de magnifiques petites bestioles.

    Ici, vous voyez une Mélitée des centaurées, ou Grand damier (Melithaea phoebe). Comme son nom l’indique, il est posé sur une Centaurée scabieuse.

     » Tout est là, on ne protège bien que ce que l’on aime, et on n’aime que ce que l’on connaît  » ( Jean-henri Fabre, 1823-1915 )

    Une belle façon de se rappeler que plus l’on connaît la nature, mieux on est portée à la respecter.

  • Un tout-terrain … gratuit ? !

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    Canon EOS 70D ISO/500 f/100mm F/4.5

    Le papillon Myrtil, ou Maniola jurtina, est très fréquent en France. C’est un papillon robuste, qui s’adapte à différentes conditions, un véritable tout-terrain de la nature. Sa force repose sur un régime alimentaire peu exigeant,une grande tolérance aux variations climatiques, une grande variété d’habitats et une longue période de vol.

    Encore une fois, la nature a précédé les humains : le tout-terrain existait bien avant qu’on ne le construise. De plus, celui-ci fonctionne exclusivement à l’énergie solaire et au nectar des fleurs. Il a prouvé sa robustesse à travers des milliers d’années.

    L’entomologiste qui l’a baptisé ne devait pas le trouver joli ! En effet, le nom de Maniola lui vient du latin qui désigne l’âme des morts ou les esprits de l’au-delà. Dans la Rome antique, les maniolae étaient de petites figurines grotesques, sortes de petits épouvantails ou masques que l’on suspendait lors de certaines fêtes religieuses pour apaiser les esprits des défunts.

    Pourtant, loin de ces sombres croyances, ce papillon à l’ingénierie naturelle parfaite me plait beaucoup. La prochaine fois que vous en rencontrez un, pensez-y, c’est gratuit !

  • Cohabitation pacifique

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    Fuji X-T3 ISO/320 1/2000 sec. f/450mm F/5.6

    L’Ibis falcinelle est actuellement en visite à l’étang de Canet. Ils sont des centaines à venir s’y reposer et surtout à s’y nourrir avant leur grand départ vers le sud. Une halte migratoire essentielle.

    Sous les rayons du soleil, leur plumage révèle de magnifiques reflets métalliques.

    Ils partiront bientôt en groupe vers l’Afrique subsaharienne, pour rejoindre des zones humides comme le delta du Niger.

    Contrairement aux ibis, les flamands roses qu’on aperçoit sur la photo sont sédentaires et resteront avec nous pour l’hiver, ou bien migreront simplement vers d’autres lagunes méditerranéennes.

    Une belle cohabitation de deux espèces, chacune ayant une alimentation différente. Les ibis sondent la vase à la recherche de petits invertébrés, le flamand rose filtre l’eau pour capturer d’infimes crevettes.

    Un partage pacifique des ressources qu’ils ont compris bien avant nous. On ne peut que les admirer et se souhaiter le même succès !!