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  • Mystère au café !

    Lumix DMC-TZ100 ISO/800 1/100sec. f/46mm F/5.6

    Prise sur le vif dans une rue de La Haye au cours d’un voyage aux Pays-Bas, cette photo nous montre la vitrine d’un café un matin animé. Cela crée une superposition d’image en raison de la transparence et des reflets générés par la vitre. On y découvre donc à la fois l’intérieur et l’extérieur du café. Cependant, le sujet principal reste cette femme qui semble figée hors du temps. Son regard fixe est difficile à interpréter : S’agit-il de la réflexion ou de la fatigue ?… de l’ennui, de l’attente, peut-être de la mélancolie ?

    Le contraste entre l’animation environnante et sa silhouette silencieuse et immobile m’interpelle. Cette photo porte un mystère, figé à jamais dans un simple instant. À vous d’y voir ce que vous suggère cette expression.

    La photo de rue soulève souvent des questions qui restent souvent en suspens !

  • Ce soir, je serai la plus belle ! *

    Lumix DMC-TZ100 ISO/125 1/640sec. f/10mm F/2.8 DXO Color Efex

    Le dimanche, c’est jour de détente. Au marché de St-Laurent-de-la-Salanque, c’est l’occasion de rencontrer les habitants des environs. L’atmosphère est agréable, les étals sont remplis de légumes et de fruits de la région et toute cette promenade se termine par un demi en terrasse.

    Sur cette photo, on voit une jolie dame avec une robe rose couverte de motifs de muffins. et des accessoires assortis. Les cheveux coiffés d’un blond à la Sylvie Vartan.

    Nous vivons une période d’uniformisation de tout ce qui auparavant nous différentiait. Tout devient d’un conformiste affligeant. Alors, de voir quelqu’un de différent par son apparence, son choix vestimentaire ou son allure, cela me met du baume au cœur !

    *Chanson chanté par Sylvie Vartan et écrite en 1964 pas Charles Aznavour.

  • Aucune arthrose

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    Fuji X-T3 ISO/160 1/800sec. f/260mm F/5

    Cette cigogne blanche ( ciconia ciconia ) est en train de faire sa toilette et de lisser ses plumes. Son cou est en « S », complètement remplié vers l’arrière grâce à ses 17 vertèbres cervicales. De plus, ses articulations très flexibles lui permettent une grandes souplesse et une large amplitude de mouvement. Elle possède aussi une musculature qui lui permet de détendre instantanément ce « S » pour harponner une proie comme un ressort.

    Ce cou, est une merveille d’adaptation, qui compense l’immobilité de ses yeux et permet l’utilisation maximale de son bec, son seul outil disponible pour manger. En vol, cette flexibilité est verrouillé lorsque le cou est parfaitement étendu.

    En comparaison, comme la majorité des mammifères, nous n’avons que sept vertèbres cervicales. Et fort heureusement, car quand l’arthrose s’installe, c’est douloureux. Par chance, la cigogne est préservée de ces symptômes grâce à des contraintes mécaniques de compression minimales , à la répartition des mouvements sur 17 vertèbres et à l’absence de disques intervertébraux. Je vous l’ai dit :Un chef-d’œuvre de la nature, encore une fois !

  • Douceur d’automne

    Fuji X-T3 ISO/800 1/1000sec. f/60mm F/10

    En ce moment, la nature est plus silencieuse, elle est moins à la fête qu’au recueillement. Les couleurs disparaissent avec les fleurs, les chants des oiseaux se font discrets et l’automne s’installe.

    Ma balade est plus nostalgique, s’accordant au rythme de la lumière qui décline. Alors, une feuille rousse et repliée, avec sa texture ridée reflète bien la saison, celle du ralentissement, de l’intimité et de la transition. Si les oiseaux se sont tus, le bruissement des feuilles mortes vient habiter le silence. Les arbres se délestent de leurs feuilles pour mieux affronter la saison fraîche.

    Nous sommes aussi des enfants de la terre et la nature avec douceur nous invite à suivre son rythme.

    Je vous souhaite un bel automne !

  • L’aigrette, maître yogi

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    Fuji X-T3 ISO/800 1/800sec. f/300mm F/8 DxO Nik Color Efex

    Voilà une aigrette dans une bien mauvaise posture. Une position d’équilibre précaire, et pourtant elle y arrive ! Son centre de gravité et la répartition de sa musculature lui permettent de maintenir cette position. De plus, elle possède de très grands doigts qui lui servent de raquettes, ou de trépieds.

    Mais pourquoi utiliser une technique aussi complexe pour ce nourrir ? C’est quand même difficile et cela demande beaucoup d’énergie. En réalité, cela permet à notre malin oiseau d’approcher de sa proie sans faire d’ombre, ce qui la ferait fuir.

    Alors que des centaines de milliers d’adeptes de yoga s’exercent à la posture de « l’oiseau buveur » pour leur bien-être, l’aigrette, elle, le fait pour sa survie, et depuis bien plus longtemps. Une chose est sûre : on ne peut pas enlever aux fondateurs des premières techniques de yoga qu’ils avaient un sacré sens de l’observation de la nature…ou plutôt, un sens sacré !