Retour du criquet d’Egypte

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Fuji X-T3 ISO auto./2500 1/500 sec. f/55mm F/4

Aujourd’hui, je vous présente le criquet d’Egypte, devenu un spécimen adulte. Je vous avais partagé une photo de lui, encore immature dans mon article du 16 juillet. Se peut-il que ce soit le même ? Observé sur le même arbuste dans mon jardin, il y a de fortes chances qu’il ait décidé d’hiverner ici.

Il a une armure impressionnante, faite de pics, de tâches sombres et, sur ses tibias, de fortes épines blanches à pointe noire. Une vraie cuirasse de guerrier ! Pourtant il est totalement inoffensif . Lorsque je m’approche, il semble s’interroger sur ce que je suis en train de faire avec mon gros objectif si près de lui. Aucun mouvement, aucune agitation. Juste ses grands yeux rayés qui me fixent intensément.

Cette tactique de survie consiste effectivement à demeurer immobile. Il pense ainsi que nous ne le voyons pas. Nous ne savons rien de ses capacités intellectuelles, mais il possède des capteurs ultra-perfectionnés que l’on a de quoi lui jalouser.

Je pense, entre autres, à ses yeux à vision panoramique, à ses antennes qui servent de capteurs chimiques et thermiques, à son audition par le ventre (et oui !) ou encore à ses poils sensoriels qui mesurent la vitesse et la direction du vent.

Je pourrais vous en parler des heures tant ce petit insecte est complexe, lui que l’on trouve si peu attirant. Résumons simplement en disant qu’il est une pure merveille de technologie – pour utiliser un mot à la mode. Une chose sûre : il n’a pas attendu les pontes de la Silicon Valley pour vivre !

Cliquer simplement sur l’image pour l’agrandir.

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