Catégorie : Oiseaux

  • Douche à l’italienne perfectionnée

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    Fuji X-T3 ISO/160 1/800sec. f/188mm F/5.6

    À première vue, cette aigrette garzette, d’une blancheur immaculée, fait sa toilette. En fait, elle fait bien plus que cela.

    Elle possède une petite glande située à la base de ses plumes. Lorsqu’elle la presse avec son bec, l’aigrette récolte une huile cireuse et hydrofuge. Géniale n’est-ce pas ? Elle s’en sert pour imperméabiliser ses plumes et se protéger des champignons et bactéries grâce à l’action de la cire.

    J’ajoute aussi qu’en faisant cela, elle répare la structure de ses plumes, élimine les parasites ou les saletés et gère sa mue.

    Evidemment, cela demande quelques contorsions, ce que son long cou lui permet. Un lent travail et méticuleux, essentiel pour cet oiseau. Voilà qui devrait nous faire encore plus apprécier notre douche, même si elle n’est pas à l’italienne !

  • 100% énergie naturelle

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    Fuji X-T3 ISO/800 1/2000sec. f/450mm F/8

    Je suis un oiseau très connu. C’est moi qu’on imagine volant dans le ciel avec un nourrisson dans le bec. J’en ai amené de ces petits ! Pas toujours commodes, ils pleurent, ils ont faim et ils s’agitent. Quelle vie je fais !

    Sans compter qu’on me fait dîner avec un renard dans les Fables de La Fontaine, alors que jamais je ne croise de renard dans les marais, et sur un toit encore moins. De toute façon, je ne sais pas parler, je craquette !

    Je suis la cigogne blanche ( Cicona ciconia ), bien que je ne sois pas très blanche … faut dire que dormir sur les cheminées, ce n’est pas toujours très propre. Je suis même obligée de dormir sur une patte. Vous vous imaginez ?

    Je me dirige vers l’Afrique subsaharienne pour l’hiver. Comme des dizaines de milliers de retraités européens avec leur camping-car : je choisis le soleil. À la différence près qu’un coup d’aile est 100% naturel et non polluant ! Bon courage et bon hiver à tout ceux qui demeurent au Nord ! À la revoyure.

  • Qui suis-je ?

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    Fuji X-T3 ISO/400 1/800sec. f/400mm F/5 DxO, contre-jour.

    Au Parc naturel des Aiguamolls le doute s’installe. Quel est vraiment cet oiseau ? Une aigrette garzette ou la grande aigrette ? Son bec n’est pas totalement noir, la balance penche pour une grande aigrette. Pourtant, on devine les pieds jaunes qui évoquent la garzette. Au secours !

    L’explication est biologique ( encore une fois ! ): en automne, les doigts de la grande aigrette peuvent varier de couleur, sans compter la vase, qui peut créer l’illusion. J’aimerais quand même avoir l’avis d’un ornithologue, car identifier une espèce demande un regard exercé et de l’expérience sur le terrain.

    Malgré le doute qui demeure, j’aime beaucoup sa tête légèrement penchée et son regard presque interrogateur. Peut-être se demande t-elle, en véritable penseur des marais. :  » Qui suis-je ? « 

  • Les sœurs Prozorov *

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    Fuji X-T3 ISO/160 1/800 sec. f/450mm F/4, traitement DxO Photo Lab, à contre-jour.

    Les aigrettes garzettes, toujours aussi élégantes dans leur robe de plumes blanches, s’avancent avec légèreté . Celles-ci ont été photographiées au Parc naturel des Aiguamolls de l’Empordà (aiguamolls signifiant «marais» en catalan).

    Si elles vous offrent un jolie profil, c’est qu’en fait, elles se placent dans l’alignement du vent, ce qui laisse leur plumage parfaitement lisse. Ainsi, elles sont prêtes à s’envoler instantanément. Elles ont aussi une vision latérale, donc au moindre mouvement de tête de l’une, les autres suivent.

    Elles me rappellent les trois sœurs de Tchekhov regardant l’horizon, rêveuses. Là s’arrête la ressemblance, car ici, ni nostalgie, ni perte d’illusion : juste l’instinct de poursuivre ce long voyage vers l’Afrique.

    *Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov.

  • Cohabitation pacifique

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    Fuji X-T3 ISO/320 1/2000 sec. f/450mm F/5.6

    L’Ibis falcinelle est actuellement en visite à l’étang de Canet. Ils sont des centaines à venir s’y reposer et surtout à s’y nourrir avant leur grand départ vers le sud. Une halte migratoire essentielle.

    Sous les rayons du soleil, leur plumage révèle de magnifiques reflets métalliques.

    Ils partiront bientôt en groupe vers l’Afrique subsaharienne, pour rejoindre des zones humides comme le delta du Niger.

    Contrairement aux ibis, les flamands roses qu’on aperçoit sur la photo sont sédentaires et resteront avec nous pour l’hiver, ou bien migreront simplement vers d’autres lagunes méditerranéennes.

    Une belle cohabitation de deux espèces, chacune ayant une alimentation différente. Les ibis sondent la vase à la recherche de petits invertébrés, le flamand rose filtre l’eau pour capturer d’infimes crevettes.

    Un partage pacifique des ressources qu’ils ont compris bien avant nous. On ne peut que les admirer et se souhaiter le même succès !!