
Nous voici à la gare de Cerbère, dans son hall des voyageurs datant des années 70-80. On remarque son guichet vitré à l’allure rétro et ses vieux casiers fermés. Assis sur un siège en plastique moulé, un homme seul est inconfortablement assoupi sous la lumière crue des néons.
Cette scène représente pour moi la solitude profonde. On peut sentir le vide et le silence qui imprègnent l’atmosphère. Cette gare frontière, qui fut un lieu animé et rempli de bruits de pas, est aujourd’hui désertée. Elle n’est plus fréquentée que par des gens plongés dans une attente sans fin, par des âmes solitaires qui se croisent.
Un sentiment d’abandon y règne, les guichets demeurent fermés et la gare est devenue un espace d’errance. J’en suis ressorti bouleversée.
Cette photo témoigne du vécu de certaines personnes, de trajectoires de vie malheureuses, de la fatigue de voyageurs perdus et de la détresse des sans-abris. Comme humain, ne sommes nous pas tous vulnérables ? Gardons un regard bienveillant sur ceux qui nous entourent et ne laissons pas l’indifférence l’emporter.

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